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Tigibourg : une ère nouvelle

Publié le par tigibus

Salut,

 

Je voudrais sortir mon village du monde rurale et le voir prospérer. J'avais pas trop d'idée, en fait, juste qu'il me fallait une histoire où la présence des différentes races puissent se justifier : des nains, des humains, des peaux vertes...et d'autres que le background dénoncerait sans les nommées...

Le forum sur MORDHEIM (ICI) propose un concours de bande en plusieurs étapes et un autre pour des décors. Pour moi, les bandes et décors doivent être liés par une histoire. Tiens! ça tombe bien, le forum lance AUSSI un concours de récit tournant autour de Mordheim.

 

Alors hop! il m'en fallait pas plus pour m'essayer une nouvelle fois à l'écriture, en toute modestie. Voici donc un petit background pour TIGIBOURG: 


Tigibourg la Douce !

La proximité de ce charmant village avec Mordheim a longtemps été une bénédiction. Toutes les attentions se sont toujours concentrées sur la sombre cité et très peu eurent connaissance de l’existence de Tigibourg. Et, à l'exception d'un groupe de peaux vertes qui campent régulièrement dans le Vieux Castle, à quelques heures du village, les troubles assombrissant le Vieil Empire semblait ignorer cet endroit.
Puis, un tremblement de terre ouvrit la colline, révélant une mine d'argent dans les collines voisines. L’apparition de ce site fût l'événement le plus important de Tigibourg; pour certains, le plus tragique. 
Les villageois, ignorant tout du métier de mineurs, furent heureux de voir des nains proposer leurs services pour récolter le précieux métal. Services qui, d'après le Maître Ingénieur ne coûteraient qu'un "faible" pourcentage. Le Bourgmeistre, novice dans les relations commerciales avec les nains, n'hésita pas un instant pour signer le contrat. Mais la mine fut tellement riche, que malgré la généreuse commission des nains, les trésors du village ne cessèrent de grossir. 
Le village, jusque-là si paisible, se mit à prospérer à une vitesse inattendue.
Les chemins de terre qui serpentaient entre les maisons fût remplacés par des rues pavées, un système d'évacuation des eaux usées fût construit, bouleversant toutes les structures du village, dont seul subsistent aujourd’hui quelques vieilles bâtisses. 
Le commerce pris son envol comme jamais auparavant. Les petits embarcadères le long du fleuve furent remplacés par un port, sans cesse grandissant. Les charrues qui approvisionnaient les villageois devinrent un défilé de caravanes.
La population augmenta tant que des quartiers durent être construits, envahissant sans remords les champs alentours, forçant agriculteurs et éleveurs à quitter les environs.
L'industrie se développa également. Des fumées noires des forges assombrirent le ciel et le bruit des chocs des marteaux contre les enclumes mit un terme au calme si apprécié jadis. Une grande scierie exploita la forêt jusque-là redoutée. Les vieux contes et légendes sur des êtres féeriques furent remplacés par des histoires des créatures hantant les sylvestres ténèbres et attaquant les bucherons.
Très vite, la circulation de l'argent fût difficilement contrôlable par les Agents du Trésor, et la corruption devint une activité courante. Les plus riches engagèrent des mercenaires pour assurer leur protection, ou bien pour "suivre leur affaires de plus près". 
Tous ces bouleversements divisèrent les natifs sur leur tranquillité et sur leur sécurité. Les uns remerciaient les dieux pour ce cadeau qui leur apportait fortune. Les autres mettaient en garde qui voulait bien les écouter, qu'il s'agissait des prémices de l'arrivée des Grands Démons et de la déchéance. Ce sujet de discorde se transforma en guerre de clans. Un service d’ordre fut mis en place dans l’espoir de calmer les fouteurs de troubles. Les geôles aussi, ont été construites. Mais la corruption s’avéra plus forte que ce à quoi on pouvait s’attendre.
Voyant la métamorphose de leur ville, les plus faibles et les plus pauvres, ceux ne pouvant s’offrir les services de protecteurs préférèrent quitter Tigibourg. Les habitations abandonnées, devenaient des lieux propices aux scats ou, pour les bâtisses les plus en retrait, des lieux de mystérieuses réunions lors de certaines nuits sans lune.
Pourtant, la population ne cessa de s’accroître. Et en dépit des efforts du Bourgmeistre et de sa milice pour étouffer les divagations des uns et des autres, les histoires de richesse, d’aventures, de débauches et d’impunité réussirent à s’exporter au-delà des portes de la ville, attirant toujours plus de curieux, bienveillants ou non.
Puis vint le jour où les mineurs ont déclaré et certifié que la mine était épuisée. Les experts nains se sont retirés des profondes galeries. Cependant, le Bourgmeistre décida de garder la mine ouverte à tous sous condition d’un paiement. 
Ainsi, très souvent, on put voir des mineurs indépendants, professionnels ou non, descendre à la recherche du précieux métal. Mais plus rare encore fut de les voir sortir vivants. Pourtant, ce petit détail préoccupa moins les gens que le mensonge éhonté des nains, car il était désormais évident que le gisement n’était pas aussi épuisé que le prétendaient les nains. Pourquoi donc ces Maîtres des Mines, qui sont bien connus pour fouiller et creuser jusqu’à vider jusqu’à la dernière poussière un gisement minier, ont abandonné les lieux? Certain raconte qu’un des mineurs nain était revenu dans les mines. Sa barbe et ses cheveux avaient changé de couleur, et sans dire mot à quiconque, il descendit dans la mine qu’il connaissait si bien. Ou, plutôt, qu’il croyait connaître. Il fut de ceux qu’on ne revit jamais plus. 
Mais la légende la plus colportée reste celle qui raconte l’histoire du trésor des mineurs nains accumulé pendant toutes ces années d’exploitation au plus profond des mines et abandonné dans la précipitation de leur fuite. Cette histoire laissant libre cours à l’imagination des bardes qui trouvent moult raisons à la débâcle des nains.
Peu de temps avant le départ des nains, des petits groupes de villageois furent détachés pour entretenir les égouts de la ville. Les tunnels, pourtant pas si anciens se mirent à se détériorer à vue d’œil. Quelques témoignages se firent entendre. D’abord un, puis cinq, puis vingt…, et des histoires d’ombres fuyantes, d’étranges lueurs et de bruits se rapprochant plus d’un sifflement inhumain qu’à des grognements, se racontèrent dans les auberges.
Il ne fallut pas longtemps aux gens pour accuser les mineurs d’avoir provoqué quelque force mystérieuse. Après tout, ils l’avaient déjà fait de par le passé, non ? 
Pour achever le moral des braves gens, des maladies jusque-là inconnues arrivèrent dans la ville où jadis la vie était saine. Les malades les plus chanceux mouraient rapidement car, devant l’incapacité des meilleures médecines, la sorcellerie fut la cause la plus évidente pour les habitants de plus en plus terrifiés par toutes ces nouvelles horreurs.
Les plus malades subirent d’affreuses mutations et furent accusés de magie noire, emprisonnés, torturés puis exécutés. Leur seul salut restait la fuite vers les collines ou les forêts, à condition d’être encore capable de se mouvoir.

Tigibourg la Douce n’était plus, Tigibourg la Décadente était née…


Je pense m'être donné l'occasion de développer ma petite bourgade (scierie, port, égouts...). Cela va aussi me remotiver pour me faire une nouvelle bande. J'hésites encore sur la race...

Aller, je me suis bien marré à écrire ce truc, mais il est temp de repartir au boulot...

A+

Tigibus

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